Modification de la ligne 17 et suppression de l’arrêt Keriguel : “Le Relecq-Kerhuon pour Tous” dénonce un manque de concertation.
La liste Le Relecq-Kerhuon pour Tous souhaite réagir au courrier adressé par la municipale à l’Association des parents d’élèves du collège Camille Vallaux, en réponse à un premier courrier envoyé par celle-ci le 27 novembre, et auquel la municipalité a répondu le 8 janvier.
Dans sa réponse, la municipalité explique que la configuration de la ville rend la desserte difficile et s’appuie sur une étude des usages, réalisée par comptage, comme indiqué par le 2ᵉ adjoint dans une réponse à une publication Facebook. Si ces éléments techniques sont avancés, aucun échange direct n’a été mené avec les principaux concernés : les usagers, les familles et les parents d’élèves du collège Camille Vallaux. Pour Le Relecq-Kerhuon pour Tous, cette absence de concertation est regrettable et révélatrice d’une méthode de décision trop souvent unilatérale.
La municipalité indique par ailleurs que le réseau scolaire S75 est maintenu. Or, chacun sait que de nombreux collégiens (entre 10 et 12% des effectifs du collège) utilisent quotidiennement la ligne 17 du réseau Bibus pour se rendre à leur établissement.
Le courrier de la municipalité minimise également l’impact concret de la suppression de l’arrêt Kériguel, situé à seulement 150 mètres du collège. L’arrêt de report, Médiathèque, se trouvant à près de 700 mètres imposera désormais aux collégiens de traverser l’ensemble du complexe culturel et sportif, matin et soir, souvent dans des conditions difficiles : faible luminosité en période hivernale, météo parfois éprouvante, sacs scolaires lourds et fatigue accumulée.
Face à cette situation, nous invitons les élus de la majorité municipale à venir constater la réalité du terrain. Nous les appelons à effectuer, chaque matin et chaque soir, aux horaires scolaires et pendant un mois, le trajet à pied entre l’arrêt Médiathèque et l’entrée du collège Camille Vallaux avec un sac à dos sur le dos pesant de 7 à 11 kg (moyenne nationale). Cette immersion permettrait de mieux comprendre les conséquences très concrètes de cette décision sur le quotidien des jeunes.
Une fois encore, une décision présentée comme technique révèle ses effets humains et sociaux. La suppression d’un arrêt de bus n’est jamais anodine : elle impacte la sécurité, le confort et l’organisation quotidienne de nombreuses familles.
Bien que cette question relève d’une compétence métropolitaine, nous réaffirmons qu’une autre méthode est possible, au moins à l’échelle municipale, fondée sur l’écoute et la concertation. Plus largement, le développement des mobilités alternatives, qu’il s’agisse des transports collectifs, du vélo ou de la marche, ne peut se faire en faisant l’économie d’arrêts stratégiques. Chaque décision doit intégrer la réalité du terrain et les besoins des usagers pour construire une commune accessible, sûre et durable pour tous.



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